Castraise (27 avril 2014)

Le résumé de Charly :

L'optimisme du sportif.. que du bonheur!! et les prévisions météorologiques avec!!

7 Raramuris (Baptiste, Bouzid, Christophe, Eric C ,Etienne, Charly et Marc) se sont alignés à la ronde castraise. A dire vrai, c'est bien parce qu'on s'était inscrits qu'on s'est alignés. Au menu, 127km, 2150m de dénivelé.

Le rendez-vous fut matinal, 6h30 au lycée de Muret, nous embarquons dans nos voitures. La tête toujours levée vers le ciel à scruter les nuages. Les rares averses annoncées sont devenues de rares accalmies.
La pluie non invitée s'est imposé. Marc, sur place, nous attendait sagement, avec ses croissants, ses chocolatines et son café. Le lillois, une fois n'est pas coutume, n'a pas sorties de bières.

Ne pas se découvrir d'un fil, nous retenons la Maxime, surtout chez lui à Castres (faut suivre, n'est-ce pas Marc). Alors, chacun sort sa panoplie, son si son là. Il y a les plus prévoyants (Etienne, Marc, Bouzid) et les moins, comme moi (pas de sur-chaussures, pas de k-way ni de gants). Bref....

Le départ est prévu à 9h00... nous attendons le signal... il ne pleut pas encore!. Nous avons le sourire. Une fois les 450 participants lancés, en direction de la première de difficulté, le col de Lacrouzette, 8km pas trop raide.la pluie fait son apparition. Baptiste s'est positionné dans les premiers pour suivre les meilleurs. Eric, Bouzid, Christophe, Etienne, Marc et moi nous fermons la marche. 
Surtout lorsque Etienne, prostate en verve, dut faire pleurer Mirza. Le leader s'arrête, deux (Eric, Charly) coéquipiers l'attendent pour le ramener en bas du col.

La route devient une descente de bobsleigh. Dans la montagne noire, l'hiver nous rappelle à son bon souvenir, il fait tout juste 5 degrés. Les lèvres se gercent, les mains se raidissent, les sur-chaussures sont déjà imbibées d'eau, nous ne sentons plus nos pieds. La tête dans le guidon, nous travaillons le mental. Le plaisir se sera pour une autrefois.

La course se poursuit, Baptiste a fait le trou, Bouzid est parti vite, Eric et Charly à ses trousses, derrière les trois compères refont leur retard.

Lorsque nous rejoignons l'ami Bouzid, seul dans une côte, son regard en dit long. Les stigmates de la souffrance, à lutter contre le froid, laisse un place à un ptit sourire. Notre venue, le réconforte. A trois, nous serons plus fort. Dans ces moments, il est difficile de s'alimenter. Chercher son ravito devient compliqué avec des doigts gelés. Alors, on s'entraide.
Sur le plateau de Brassac, le brouillard givrant nous enveloppe, la forêt de grands pins nous protège quand même du vent.

Quand aux descentes, elles deviennent vite un supplice. Difficile de freiner, la pluie s'engouffrant partout, la chute nous guette.

A trente kilomètres de l'arrivée, le moral revient. Le but est de terminer.

Au final, chacun se souviendra dans nos courses respectives, dans les moments difficiles, qu'à Castres, se fut aussi dur. C'est aussi dans ses moments que se forge l'amitié.

Finalement, l'optimisme, c'est de croire possible ce que les autres croient impossible!

Le diaporama, ci-desssous (pas trouvé de photo d'Eric...)