Embrunman (15 août 2014)

J’ai donc participé le 15 aout dernier à l’embrunman. Au programme : 3.8km de nat, 188 km de velo (pour 4000m de déniv), et un marathon pour finir (400m de deniv, sur 2 tours).

J’arrive sur place une semaine avant, le site est magnifique il fait beau, mais déjà le stress monte, je passe sur une route du marathon pour rejoindre la location, est la pente m’inquiète un peu…. J. Bon, je profite de cette semaine pour bien repérer, je ferai la boucle marathon en velo, ainsi que le départ du parcours velo. 2 sorties courte dans le lac pour garder le rythme, et je remplace la cap par des sorties randos, il faut quand meme bien profité des vacances !!

A 2 jours de la course, on passe au chose sérieuse, plus de rando, plus rien même, je prépare mes affaires, me répète mes transitions, prépare mon petit ravito perso, vérifie une dernière fois le vélo. La veille, dépôt du vélo, la on y est, le parc est immense (1200 partants), l’arche d’arrivée est bien la, de la moquette partout, c’est nikel. Je pose mon vélo, repère les entrées/ sorties du parc, récupère ma caisse pour les affaires perso du lendemain, et je pars au briefing. Le soir un plat de pate, prépare le gatosport, et au lit.

Jour J, réveille à 3h00, je mange autant de gatosport que je peux, et je vais me recoucher 30min. Départ vers 4H30 pour l’aire de départ, la journée s’annonce (et sera) ensoleillé mais pas trop chaude, temps idéal, même si le vent sera bien présent toute la journée. Arrivée au parc, je suis assez détendu, ce sont les même geste que pour un triathlon plus court, ne pas trop penser a la longue journée qui s’annonce, j’installe mes ptit affaires, discute avec les voisins, et enfile ma combi (vu la fraicheur, ça fait du bien). 5h20, je sors du parc, et je décide de m’échauffer. L’eau est bonne, il fait meilleur que dehors, je dois bien nager, allez, 60m, je ressors. C’est bon, echauffement nikel J. 5h45, fini de rigoler, je me rapproche de la ligne de départ, les filles partent a 5h50, on applaudit mais on voit rien, il fait nuit noir. Ensuite c’est a nous, je me positionne sur les première lignes, mais sur le coté opposé des meilleurs. Allez, petite musique, le décompte, et c’est parti !!!

 

Ben bizarrement, ça ne bastonne pas beaucoup au départ, je m’attendais à pire, mais je dois etre au bon endroit. J’arrive vite a me faire mon espace, et je ne me ferai quasiment pas emmerdé. Bon, pour l’orientation par contre, c’est plus compliqué, il fait nuit, on voit rien, faut suivre le mouvement, pas le choix ! Je ne verrai pas les 2 premières bouées, mais le jour se lève assez vite, et tout rentre dans l’ordre. Je prend donc vite mon rythme, je profite du levée du jour sur le lac, c’est calme, on est bien, ça va etre une bonne journée !! les 2 tours passent, sans problème, je sors en 1h04 (pour 4.1km a mon GPS, 187eme temps). Je me change entièrement a la transition, tenue de cycliste (pas de trifonction, privilégie le confort), m’hydrate, et c’est parti pour un long tour de vélo.

C’est la que tout va se jouer. Il faut gérer, gérer, gérer. Je me cale sur le cardio, et sur la fréquence de pédalage, la vitesse importe peu. Bien mouliner et bien respirer ! On a d’abord une 1ere boucle autour du lac, très vallonné, ça monte direct, il y a du public, mais je passe quand même tout a gauche, ne pas s’enflammer ! on surplombe le lac pour le levée du soleil, les derniers concurrents sont en train de finir la natation, c’est sympa a regarder, il fait frais, le soleil, est la, tout va bien. Je me ferrai pas mal doubler sur cette 1er boucle, mais ça ne m’inquiète pas, j’ai l’habitude.

  

Fin de la 1er boucle, on retourne sur Embrun, la on retrouve le public, une belle montée avec beaucoup beaucoup de monde sur la route, il reste juste un passage, c’est génial, on s’y croirait !! Je cherche contador et froome derrière moi, mais personne, j’ai du les lâcher J. Allez, c’est que ça commence tout juste, on se dirige tranquillement vers l’Izoard (col hors catégorie), le gros morceau. J’arrive au pieds sans avoir encore trop forcé, l’ascension se passera bien, on ne voit pas passer les km, entre le public, les paysages, l’hélicoptère au dessus (qui doit me chercher….), et le soleil qui nous réchauffe. L’entrainement dans les Pyrénées me sers bien, je prend mon rythme « ascension », et j’arrive au sommet sans souci. Je choppe mon ravito perso, fourre les sandwhich dans les poches (je les mangerai sur le replat apres la descente), et zou, c’est reparti. Il nous reste encore 90 bornes….Le retour se ferra vent de face, finalement pas trop chiant car il n’y a pas beaucoup de plat ! 2 cotes importante sur le retour, un mur de 2km a 12%, ou le public est présent en masse et aide bien, et enfin la cote de chalvet, qui commence au km….180 ! Et oui, sont sympa les organisateurs, faudrait pas non plus pouvoir récupérer avant le marathon.

Cette dernière cote est pas très dur 6% de moy, mais dure 5 km, et j’en ai marre, je commence a plus être aussi frais, et la tête a déjà basculé sur le marathon, je ne prendrai donc pas beaucoup de plaisir a la grimper. Enfin on bascule, et j’arrive enfin au parc. Bilan : 7h30 de velo, 186 km compteur, 240eme temps (40 places de perdu). La transition est encourageante, je n’ai pas besoin de m’assoir, je me change entièrement (pour enfiler la belle trifonction Safran !), pas de début de crampe en m’accroupissant, pas de douleur, du coup, je reste pas longtemps, et je me lance sur le marathon.

Dès le début, je sens que j’ai encore du jus, et pas de problème (notamment gastrique). Cependant, je sais que les bonne sensation du début peuvent être de très courte durée…. Je pars donc sur un rythme optimiste mais raisonnable, 5’30 au kilo. Je fais 2km, et la un couillon me tape sur l’épaule, Seb vayssier, qui trainait par la en vacances. On papote 500m, bon, il me laisse car il en peux plus (faut s’entrainer, seb, hein….), mais ça m’a bien boosté. Je continue donc, arrive la 1er cote, ça passe en courant, bon signe, on arrive dans la vieille ville, grosse ambiance sur les routes piétonnières, génial, dans la descente, on croise des concurrents qui finisse le vélo, on s’encourage.

   

Je pense toujours a bien boire a chaque ravito, je prends un gel tout les 5 km, pour l’instant ça passe. Arrive la 2eme cote, un long faux plat. Je cours toujours, on doit être au 15eme km, je sais déjà que je vais faire un temps correct au marathon, même si je ralenti au 2eme semi, donc le moral est au beau fixe. La descente arrive, ainsi que le retour sur le lac. 1er passage au niveau de l’arche, le concurrent devant moi passe dessous, pour lui c’est déjà fini, bravo !! Moi, je prends le couloir a coté, et oui, encore un tour… Prise du chouchou (a ne pas perdre !!), et c’est reparti. JE me retourne quand même pour regarder le temps de passage. Je suis en 10h47. La bonne surprise, le sub 13 est jouable ! Me reste 2h13 pour faire 21 km (j’ai mis 2h00 sur le 1er), c’est jouable, mais sans défaillance .

  

Je reste donc sur le même rythme, ne pas accélérer, attendre le 30eme km, car tout peux encore arriver. Le 2eme tour se passera comme le 1er, juste une alerte au 28eme, je sens une pointe dans le ventre m’indiquant que j’ai faim, je m’arrête de suite au ravito suivant pour manger un truc plus consistant que les gels (ce sera des tucs !), et je repars. La dernière cote est dur, mais le moral est la, et l’objectif me motive. A la bascule, me reste 5 km de descente puis de plat, la je peux accélérer c’est bon, plus rien ne peux m’arriver, et la je profite, le dernier tour de lac, je vole (bon, a 11.5 km/h, mais je vole), ma foulée est aérienne, je suis facile (enfin, dans la tête, hein). Pour les spectateurs, je me traine juste un peu moins vite que les autres. Enfin, la ligne d’arrivée, le petit frisson, c’est fait, je me suis régalé tout du long, je suis heureux. 4h03 pour le marathon, 185eme temps, et je gagne 60 places.

Au final, 12h52, et 170eme. Une fois l’arche passé, je marche jusqu’au tente, je bois une bonne bière, raaahh, elle fait du bien, et je pars me faire masser par les kiné juste a coté. Vraiment une super expérience, pas sur de recommencer un jour, car cela demande beaucoup d’investissement, mais content que tout se soit passé au mieux. Voilou.

Bon, le CR est un peu long, mais c’est proportionnel a la durée de l’épreuve !! J

Baptiste