Triathlon (full) Vitoria - Gasteiz (12 juillet 2015)

Les spécialistes du Pays Basque : Eric (C) et Marc y étaient...

La preuve : TaraVitoria

Le récit d'Eric :

"Hola Todos !

De retour au pays ;o) En attendant le compte-rendu complet de marc, un ENORME merci à vous tous pour vous mails avant, pendant et après la course, ça fait chaud au cœur et se sentir encouragé par un tel groupe ça donne envie d’y retourner (enfin pas tout tout de suite.. ;o)  

Un retour rapide sur ma course : bonne nat (1h15- sur un parcours à 4km plutot que 3.8), très bon vélo (5h25 - 2 boucles de 70 km + dernier de 40km pour revenir sur vittoria) : je visai 32.5 et je termine à 33.3 donc dans l’objectif.. et ensuite le marathon CATASTROPHIQUE (4h30 ! ) : en gros incapable de lancer une allure de course et donc trop rapidement je me retrouve à trottiner à 8 à l’heure et là je sais que ça va être long (heureusement qu’il y a les “chicas guapas” pour penser à autre chose) .. donc grosse frustration sur la cap alors qu’entre les entrainements et zarautz (20km en 1:34) je savais que je pouvais viser les 4h sur le marathon.. bref je vais analyser tout ça (la chaleur + douleur à l’épaule) car même si mon temps global est meilleur qu’à nice, ça reste frustrant... en tout cas, ca reste un bel IM avec un public et une ambiance de folie !!"

Celui de Marc :

"Pareil : merci à tous pour vos messages, vous êtes énormes...

Comme indiqué par Eric, c’est moi qui m’y colle cette fois pour le résumé...voici donc les aventures d’Eric et Marc eu pays basque...épisode 2

Bon, départ vendredi 15h, confiants au niveau du temps (ils annoncent pas trop chaud à la météo pour dimanche), de toutes façons, ça peut pas être pire qu’à Zarauz où on a pris durant la partie vélo l’équivalent d’un an de flotte à Toulouse...

Cependant, on perd quand même 10 degrés entre Toulouse et Vitoria, ou plus précisément entre Peyrehorade et Biarritz....

Arrivée à Itxandio (ne me demandez pas comment ça se prononce), 20 bornes de Vitoria, où qu’on va dormir pendant ces trois jours vers 19h..Chouette, il y a d’autres triathlètes espagnols..je laisse Eric (multilingue) dialoguer car moi je sais à peine dire merci en Castillan (thankyouverymuchas il me semble), il s’avère que ce sont des cadors (ils ont déjà fait le full de Vitoria en moins de 11h...) et quand on range les vélos dans le garage, il y a deux avions de chasse CLM (un Specialized et un Argon), on se démonte pas et on colle vite fait deux étiquettes “made in planète Mars” sur nos look de manière à les déstabiliser un peu.

Première nuit, pas beaucoup dormi, le bordel dans la chambre d’hôte jusqu’à 00h30, notamment avec un petit braillard de 2 ou 3 ans qui nous a mis la misère...On apprend le lendemain que c’est le fils d’un des deux cadors...on comprend alors qu’il s’agit d’une tactique de course...

Samedi 11h, on file à Vitoria chercher les dossards, on installe tout et on va porter les sacs et les vélos aux deux zones de transition (car le départ vélo n’est pas le même que celui de la C.A.P). Le midi, on mange à Itxandio, caricature du village basque indépendantiste, avec des posters géants des martyrs sur les façades, bar politique où Mariano Rajoy est comparé à Franco et où le seul type de triathlon connu est : lancer de tronc d’arbres – castration taurine à la main – reprises polyphoniques du répertoire de Michael Jackson (en basque évidemment). Sur ce, je demande à Eric s’il veut faire un dernier entrainement CAP, je gueule “tout’ façons les basques c’est tous des pédés” et on se barre en courant.

Le soir, après avoir vainement cherché pendant les 2/3 de l’AM un resto où ils faisaient des pates (c’est aussi dur que de trouver du filet mignon à Marrakech), on décide d’en acheter au magasin et de nous les faire nous-mêmes...si vous voulez, il en reste.

Jour J, lever 5h, petit déj et départ 5h30 et gros souci, sur la route  grosse envie caca...Comme c’est toujours la queue pour les chiottes sur les zones de transition, avec une hygiène digne des plus belles fosses septiques, on se dit qu’on va trouver un bar à Zarrauz et on trouve !!! Yess !!! c’est donc le cœur (et les intestins) légers que nous montons dans le bus qui nous emmène au départ natation au bord d’un lac à une quinzaine de km de Vitoria. Super les bus, ultra modernes, avec écran vidéo, on avait le choix entre un film de boules, le dernier Godart ou un documentaire sur les polyphonies basques, le vote à main levé ayant désigne le film de boules, nous avons dû sortir notre monde diplomatique...

7h, on arrive à la zone de départ, on a l’impression de se trouver entre Dunkerque et Bray-Dunes (station balnéaire du Nord de la France où s’il ne pleut pas entre le 14 juillet et le 15 août, vous pouvez vous promener sur la digue, votre compagne à la main, une bière dans l’autre) : ciel bas et tout gris et ça pèle (14°)

Les départs s’enchainent : les filles (half et full), le half hommes et nous vers 8h30.

2 anecdotes rigolotes : l’arche de passage pour la sortie à l’Australienne se dégonfle comme un ballon de baudruche pendant le départ des filles (attentat non revendiqué) et on nous somme de nous dépêcher pour notre propre départ car la première fille a presque fini son premier tour...

Comme Eric vous a déjà parlé de la sienne, je vous raconte un  peu ma course :

Natation tranquille, pas de stress, je suis parti derrière à gauche et j’ai pu nager peinard d’un bout à l’autre (1h22m23s, 1 min de moins qu’à Nice, mais d’après le Garmin de notre ami triathlète espagnol, il y avait plutôt 400 – 4200m

Transition 1: 7 minutes dont 6 pour enlever la combi, bon, je sais c’est pas terrible...

Vélo : premier tour super (70 bornes à 34 de moyenne, c’est accidenté mais roulant (parcours type tôle ondulée), mais ensuite le vent s’est levé (comme nous avait prévenu Etienne) et là c’était moins rigolo : deuxième tour à 30 de moyenne et le dernier (plus court) à 31. Au final, même si ce n’est pas du niveau de la perf d’Eric qui a roulé à plus de 33 de moyenne) je suis super content : 5h43m33s, 365ème temps, 31,5 de moyenne, je remonte 200 concurrents...

Transition 2 : 7 min 28, ben oui, je ne savais pas quelle tenue mettre, la rose ou la bleue...

Marathon : petite panique au début, j’ai oublié d’enlever mon Garmin sur le vélo et je ne sais pas à quelle vitesse je cours....bon, j’ai quand même ma montre avec l’heure, je vais donc courir au feeling...enfin ça, ça dure un tour et demi, le reste c’est au mental...même si les conditions son plutôt bonnes : 28 °C, parcours varié, plutôt à l’ombre et avec du vent, c’est quand même dur un marathon sur un iron, et je peux vous dire, avec ma toute petite expérience qu’en finir un, ça me sert aussi dans ma vie en général. L’ambiance est extraordinaire : tout au long du parcours et à chaque tour (il y en avait 4) quand on passe près de la ligne d’arrivée, on est encouragé comme si on était en tête de la course et quand on sait que c’est le dernier passage, il est impossible de ne pas sprinter sur les 200 derniers mètres, avec la chair de poule et plein de frissons tellement le public vous porte, on dirait qu’ils savent que c’est votre dernier passage...

Au final 4h23m21s, je crois que de mes 3 irons, c’est mon plus mauvais marathon, mais j’ai tout donné (comme dirait Charly) et je ne perd que 5 places, il n’y a pas que moi qui était cuit...

La ligne d’arrivée franchie, je suis exténué, je tombe dans les bras d’Eric et je mets un bon quart d’heure à récupérer : j’ai vraiment fait mon boulet chochotte mais il a été une mère pour moi : assis par terre, il m’a relevé (j’en étais incapable tout seul), m’a trouvé une chaise, m’a apporté une assiette de pâtes et m’a fait une petite pipe (non ça c’est pas vrai).

Voilà, c’est fini, on rentre à la chambre, on se lit tous vos messages, ça requinque !, on se fait une bonne grosse assiette de pâtes (je vous rappelle qu’il en reste) et dodo...

Bilan pour moi , même si je m’en fous un peu..., 11h43m40s, un peu moins qu’àNice, un peu plus qu’à Vichy, mais dans les deux cas, le vélo était un peu biaisé... A Vitoria, il y a bien 180 bornes (180,7 même..)

Je finis 488ème sur 1000 inscrits et 800 finishers...mêmes proportions dans ma catégorie d’âge.

Quant à Eric, même si je sais qu’il est très déçu par son marathon, il a quand même fait une super perf : 165ème temps en vélo, 11h26min49s au final et, à mon avis encore une grosse marge de progression, ne lâche rien Eric!

Amitiés à tous,

Marc

PS : notre voisin de chambrée (le père du braillard), c’était vraiment un cador : il a fini en 10h15, largement dans le top 100..."

Les photos des finishers :

ericvitoria marcvitoria