Ironman Vichy (30 Août 2015)

Eric enchaine son deuxième Ironman de l'été...

Jean-Michel découvre la distance

Ils nous racontent :

" RDV samedi matin 7h30 chez moi avec Eric. Réglé comme une horloge : Il est là à 7h29.

Nous partons rapidement ensemble, fiers comme des bars tabacs, dans un très beau KANGOO « Racing » (surtout les autocollants…)

Pause du côté de Tulle pour prendre notre petit déjeuner, nous formions un joli couple sur le parking de la station-service, avec notre petit sac multicolore et ses mille trésors (café, gâteaux, smarties….). On a même attiré à notre table une famille de hollandais, ou par là.

Arrivée sur Vichy, nous récupérons nos dossards puis partons vite nous préparer à l’hôtel.

La pression monte, la chaleur aussi.

Bain dans la piscine de l’hôtel à 19h : Tout va bien.

Dîner en terrasse à 20h : Tout va toujours bien.

On se couche vers 23h, le temps de lire vos messages d’encouragement. La pression continue de monter.

Dimanche : Lever 4h30. Petit dej dans la chambre : C’est parti.

7h08 : Coup d’envoi pour Eric.

7h30 : Coup d’envoi pour les mauviettes, dont moi.

La natation se passe plutôt pas mal, tranquille, mais régulier. Il semble qu’il y ait une erreur sur la distance qui d’après les GPS de chacun serait d’environ 4300, 4400m (cause balisage du bassin d’aviron). Pas grave. 1h33.

On passe au vélo. 1er tour tranquille. Pas trop vite, pas trop chaud.

Second tour, 120ème kilomètre, ça commence à chauffer. Vent de plus en plus fort, chaleur de plus en plus intenable. Les ravitaillements deviennent aussi chauds que l’air ambiant. Et c’est là que l’aventure commence… De plus en plus dur, de moins en moins vite.

165ème kilomètre : Grosse alerte : Je renvoie dans la nature tout ce que j’ai bu et mangé depuis 2h (donc 2 litres….). Personne derrière.

J’arrive à la transition bien entamé après 7h23 de vélo,  un peu patraque, et m’oblige à faire une pause nécessairement longue.

Puis c’est parti pour le marathon. Et là, je me dis que ça va être long et dur. Je ne pensais pas que ça le serais autant.

1er ravitaillement après 1km5, je bois, je mange. Les crampes sont déjà là mais on est là pour en ch….

2nd ravitaillement : Je rebois, je remange, et 1 km plus loin, tout repart, comme en vélo. Les crampes deviennent difficiles à encaisser.

Et je vais passer sur les 6h restantes d’un long marathon, que je passerai à boire, manger, v….ir.

Vous sentant tous derrière (j’avais bien raison en voyant ensuite tous vos mails), j’ai juste espéré tenir le coup, sans jamais penser à abandonner.

Il fallait ensuite passer avant 21h50 pour le dernier tour (ça passe pour 10mn), puis arriver avant 23h30 (j’arrive à 23h16). Il fallait poser le cerveau pour continuer.

Puis c’est la récompense, arrivée à moins d’1/4 d’heure du feu d’artifice, médaille et poignée de mains par le vainqueur (un extra-terrestre qui a l’air normal comme ça), et Eric qui m’attendait.

Au final, je ne retiendrais que le résultat d’une journée de dingue, pour un t-shirt, une médaille, un sac à dos et une poignée de mains. Mais quel souvenir.

Retour à l’hôtel, Eric fait une dernière pause en route pour que j’ évacue le verre d’eau bu à l’arrivée…

Nous regardons les i-phones : plus de 50 mails et SMS, messages, appels. Vous êtes fantastiques. Merci.

Putain de journée pour mes 45 berges !

Eric, à toi. Et merci pour ton soutien à l’arrivée (avant aussi). "

jm1 jmEric

" Pour moi aussi ce fut peu commun, car une telle course n’est jamais commune tant elle vous travaille le mental et vous submerge d’émotions une fois la ligne franchie..

Donc pour ma part je suis à Vichy après ma frustration de Vittoria en juillet : impossible de courir convenablement sur le marathon car les cervicales et trapèzes bloqués (suite à la position prolongée sur le prolongateur)... Autant profiter des heures d’entrainement pour enchainer sur une autre course sur un profil plutot plat : ça sera donc Vichy. Qui plus est ça sera avec Jean-Michel pour qui se sera le premier et partager cette première ligne d’arrivée avec un autre tara, ça reste un moment fort et unique.. ce le fut ! (et quel mental de sa part pour courir un marathon avec l’estomac en mode marche arrière...)

Si Vitoria est encore proche, le billet pour Roth pour l’année prochaine me donne le mental pour se remettre aux entrainements et arrivé en bonne condition physique sur Vichy. Si les conditions sont bonnes, le chrono pourrait l’être...
Ca sera sans compter sur la chaleur qui s’installe cette fin de semaine sur Vichy. A tel point que le samedi, la veille de la course, lorsque nous mettons en place nos vélos tout le monde se demande si les combinaisons seront autorisées le dimanche matin : le samedi matin l’eau est proche des 22° et le soleil a tapé toute la journée.. Il faudra voir le dimanche matin... Concernant mes espérances chronométriques, la chaleur annoncée (35°) et le parcours bien dégagé du marathon me disent qu’il va falloir les oublier et plutôt se concentrer sur l’alimentation et l’hydratation pour arriver au bout en bon état...
Le dimanche matin, l’eau est annoncée à 23.4° et c’est donc parti pour la natation. Rien à signaler de particulier si ce n’est la rencontre inopportune avec de nombreuses “boules” flottantes (de la taille d’une boule de voyante) preuve que vous être bien dans un stade d’aviron...
Ensuite, mon épreuve favorite : le vélo. Clairement en plus de la chaleur, au programme du jour, le vent du sud est que nous allons avoir de face sur les 50 premiers km de la boucle. Il faut gérer.. j’en vois beaucoup qui me double avec tout à droite.. je les reverrai dans la seconde boucle avec tout à gauche.... Je pars tranquille de mon coté en gérant hydratation, alimentation et pulsation : au final des deux boucles (et 10 bidons), ça sera passé super bien puisque je pose le vélo avec, pour la première fois sur un IM, les cuisses sans aucune impression de lourdeur : les entrainements longs ça paie !!!
Sur le marathon, après une première boucle pas trop mauvaise, je commence à ressentir des douleurs aux genoux et surtout je vois que mon cardio ne baisse pas : jamais je ne tiendrais le rythme sur les 3 autres boucles. Je passe alors en mode : je bois beaucoup à chaque ravito, je marche et je me remets à courir. Au final ça me permet de passer la ligne juste sous les 5h au marathon et donc 12h17 au total. C’est très loin de l’objectif chronométrique mais au moins j’ai bien progressé sur l’aspect hydration/alimentation que cela soit en vélo ou en cap. Si par ailleurs le vélo reste un énorme plaisir pour moi, le marathon c’est toujours aussi dur... inversement si un IM était une course facile, ça se saurait ;o)
Après la ligne et un bon massage, je file me positionner sur la finish line pour ne pas rater l’arrivée de Jean-Michel, ce moment unique d’une journée bien particulière..."
 
eric