Grande traversée sud de France 112 km (10 Octobre)

Après son abandon à Andorre, Christophe tente un nouveau pari, réussi cette fois...

Profil GrandeTraversee

Voici son récit :

"Tout commence le vendredi Matin 11h00 á Argeles sur Mer oú un bus nous attends avec notre paquetage pour Vernet les Bains. Le départ y sera donné à 17h00. Donc pasta party et préparation des différents sac de base vie puis repos en attendant.

15h30 briefing, 16h15 je suis prêt, reste plus qu'a remplir le camel bag. Patatras, mon sac fuit énormément, 1l d'eau par terre tout le sac trempé et panique à bord. Il faut réparer, le médecin me rafistole tout ça, je rempli et direction la ligne de départ au vente du village.. Nouveau pb, l'eau n'arrive pas, je prend un bidon de 500 ml et on verra bien...

Départ à 17h00 du centre du village sous un ambiance apéritive avec les cousins de gipsy king. Bamboleio,Bamboleia .... C'est parti pour 1500 m d'ascension jusqu'au refuge des Cortalets à 2100 m au pied du mont CANIGOU(On aperçoit la mer la vue est superbe). Je pars tranquille, tranquille. En haut il fait 0° du vent, tout le monde est congelé !!  Soupe, thé,... Je m'habille pour la nuit et démarrage de ma meilleure amie pour la nuit : ma frontale.

Le parcours de cette première partie de nuit jusqu’à la première base vie au KM37  est assez roulant. Presque trop, un moment d'inattention et boum c'est la chute sur un cailloux. J'en serais pour une bonne béquille bien douloureuse tout au long de la course.

J’arrive à la base vie d’Arles/Tech avec 2h00 d’avance sur la barrière horaire en plein milieu de la nuit. Repas chaud, pâte, jambon, Kiné et un peu de repos dans un coin du gymnase. Le moral est bon, les pieds et les jambes sont en pleine forme. Changement de batterie de frontale, et hop, après 45 mn, je repars. Objectif la deuxième base vie au PERTHUS. Beaucoup de dénivelés nous attendent sur cette deuxième partie du parcours. Au bout de 15 mn, ma frontale s’éteint, batterie mal rechargée, obligé de sortir le joker des piles, j’espère finir la nuit …..

Je me sens en forme, et je décide d’en profiter donc avec une compagne de route, nous avançons bon train et enchaînons, le col de Paracoll et la montée au Roc de GLACE très abrupte. Nous somme au K55, il faut se calmer un peu car nous sommes seulement à mi parcours. Je la laisse partir pour la descente qui est interminable. Heureusement le jour se lève et le ravito de Las Illas (KM 63) va permettre de se reposer un peu. Je me pose 30 mn et go direction le PERTHUS(KM77). Le PERTHUS, tu crois que tu y arrives, et puis non … Il y toujours, une petite montée, une petite descente ….

Enfin la base vie arrive au bout de 19h de course environ!!!

 

chris

 

Là il faut se poser 1h00, se rafraîchir, bien manger, voir le kiné. Bonne nouvelle, mes pieds sont en parfaits état de marche. Je suis toujours 2h00 devant la barrière horaire, impeccable. Mais je sais que le plus dur reste à faire les 35 derniers KM).

Et c’est reparti, pour une petite ascension vers le col de l’OUILLAT (KM86) de 900 m D+. Je n’ai pas réussi à dormir et le redémarrage an plein soleil est difficile. J’ai l’impression que tout en avançant mon corps se repose, sensation bizarre mais bon ça passe… A partir de là, il faut passer en mode survie et ne pas se griller. Malgré tout je suis confiant pour la suite, car je suis loin de l’état de fatigue connu en Andorre. Pour cette troisième partie de course, je ferai la connaissance de GWEN, un trailer poitevin, nous irons ensemble jusqu’à l’arrivée en nous motivant l’un l’autre.

Ravito du Col de l’Ouillat, 15 km de piste forestière en faux plat montant nous attendent jusqu’au col des 3 hêtres au KM 97. A 5/6 km/h c’est long, c’est long  !!!!

Dernier gros morceau, la descente de 1300 D- en 10 km au début de la tombé de la nuit avec nos frontales en fin de vie(on finira avec le portable de GWEN et ma lumière rouge !). La descente est super technique, dans des pierriers plus qu’abrupts …On doit avancer à 3km/h !!!! Cette dernière partie de parcours est vraiment difficile, les dernières fibres musculaires encore en service sur mes adducteurs m’abandonnent les unes après les autres.  La ligne d’arrivée se rapproche, ce qui fait oublier tout ça …

Encore 4km et c’est l’arrivée à ARGELES/MER après 28h30 de course. Ce coup ci, c’est fait je suis finisher d’un ULTRATRAIL MONTAGNE. Content !!! (Au final, j’aurais 1h30 d’avance sur la barrière horaire qui est quand m^me assez serrée sur cette course).

Le sommeil arrive.Vite au gymnase prévu à cet effet et gros dodo au chaud dans mon duvet ."

 

Un seul mot : bravo !