Il m’a été demandé, voici donc le compte rendu pour la Baptistoutaise, mais groupe mini !
(mini aller, mini retour doucement on débute). L’an passé, on avait bien rigolé, cette année on remet ca ! Mais histoire de sortir de sa zone de confort, je lance le défi allez on fait le retour, il parait que c’est que de la descente (mouahah on en reparlera des 300 de d- vent de face, ca annule toutes les descentes ce truc)…
Le groupe des pas-forts sera donc constitué de 6, on a l’habitude de rouler ensemble, cela devrait bien se passer. Mon objectif est clair, réussir à finir et rentrer à la maison sans faire appel au joker. Même stratégie que l’année dernière, je mets le parcours sur mon gps, au moins ils seront obligés de m’attendre. J’ai passé deux heures chez Cédric le vendredi, ma selle est à ma taille et mes cales sont flambants neuves, je pars confiante.
Le début se passe vite, il me tarde que le groupe se sépare, Chris ne sera pas toujours là pour nous pousser dans les montées, il va falloir se débrouiller mais on n’ira pas à 30 sur le plat. Il faut se mettre dans le peloton y parait, mais bon il est 200m devant le peloton, je forme le groupe du fond avec Laeti et essaye tant bien que mal de ne pas perdre de vue les copains.
Après Cintegabelle, nous voilà les 6 camarades, enfin ils vont vite se rendre compte que les montées c’est pas mon truc, et que dans les descentes je me fais doubler aussi malgré mes supers tentatives d’aerodynamisme sur mon vélo. Laëtita ayant enclenché la seconde au bout de 2h, elle me lâche largement dans les montées avec son vélo vintage. Elle doit avoir un moteur caché en vrai…
Chaque pause (oui on fait des pauses à chaque montée nous) nous rappelle de joyeux souvenirs « dis tu te souviens, on a fait pipi ici l’an dernier ». Un ravito d’enfer à Gaillac Toulza, encore merci Marie Anne, et une pause pipi à St Ybars (princesses à vélo mais princesses à paillettes, on fait pipi dans les toilettes un sacré hommage vibrant y parait).
On arrive enfin au Mas D’Azil, après la montée de la mort du Carla Baye, on est même les premiers. Du coup, on décide de manger avant que le troupeau de cyclistes masculins affamés nous dévalise les supers salades de Florence et Baptiste. Au moins on est sûrs d’avoir des Lions et des bonbons au dessert. Julie et Maxime nous lâchent pour le retour, et on récupère Jean Luc en meneur d’allure. Y avait Stéphane aussi, mais il a rapidement compris que s’il voulait rentrer avant la nuit il valait mieux faire sans nous.
Et là je regrette mon idée de faire le retour. Un essaim d’abeilles nous a accueilli en descendant du Mas d’Azil, on a eu tous le même réflexe de fermer la bouche et un vent de face qui menace mes pauvres cuisses néophytes du vélo. Jean Luc prend les choses en main et nous fait faire une file indienne pour essayer de m’emmener jusqu’à Muret. De toute façon, il va falloir rentrer. Je me promets de m’entrainer plus, ou de ne plus jamais remonter sur un vélo, ca dépend du sens de la rafale de vent. Encore quelques pauses pipi, et abricots secs, et on rentre tranquillement.
120km de vélo dans une journée, un dodo à 21h et plein de souvenirs dans la tête.
Allez, au final je pense que je remets ça l’année prochaine, la récup est quand même beaucoup plus simple qu’après un week end trail !!
encore merci Baptiste pour cette journée, et les Taras pour m’avoir attendu 😉