24h de Bruniquel by Lolo

 Et voilà là je ne peux plus y échapper, c’est partie pour mon premier CR sur mon trail de Bruniquel la semaine dernière.

Acte 1

La genèse du projet est née il y a deux ans quand à l’issue d’une réunion de prépa saison (une soirée picole en fait) avec les spécialistes des idées à la con (ils se reconnaîtrons), est arrivé sur le tapis où plutôt sous les chaussures cette drôle de destination. Le principe un tbz version xxl avec une boucle de 52km, quasi 2900 m de dénivelé/ par boucle avec comme objectif d’en faire un max puisque la course dure 12h et votre position indiquée par votre balise gps fait le classement. Ah oui un détail elle a lieu de nuit en grande partie ! Bon notre équipée de l’année dernière avec la découverte et le partage ensemble de ce nouveau format nous motive de remettre le couvert cette année.

Acte 2

C’est donc un peu avant les vacances de noël qu’avec Cyrielle et Marie Anne qui nous assistait l’année dernière qu’on décide d’y aller benji n’étant pas dispo. Mais assez rapidement durant le mois de janvier les aléas de la vie ont eu raison de mes deux partenaires, me laissant un moment hésitant et puis l’envie arrive plus fort mélange d’excitation, de stress et aussi un peu de crainte quand même en me souvenant de l’année dernière , de la défaillance du balisage et du fait d’avoir croisé quasi personne. Et la je me pose la question qui tue à savoir qu’est ce que tu vas chercher là bas laurent ?

Acte3

C’est donc tout simplement que je me retrouve là bas le 22/02 après midi, je suis bien dans ma tête, la météo est clémente (3° mais pas de vent ni de pluie). J’arrive un peu à dormir l’après midi, nokage des pieds, repas à 18h30 pour un départ à 22h. Je dépose les sacs qui seront acheminés dans les bases de vie sur parcours en forme de 8 1 base à chaque extrémité et 1 au milieu du 8.

Je me met dans ma bulle, petit briefing par l’orga à 21h45 toujours aussi roots, avec comme maître mot  « démerdez vous », et « au fait le n° de l’orga sur le dossard ne fonctionne pas donc si soucis faites le 112 » !

On est pas nombreux sur ce format (34) et le départ est l’heure de la délivrance pour tout le monde.

Ca part vite , je me fait avoir en restant à coller les gens devant moi et à l’arrivée à la première base de vie (7km du départ D+ 200m) je me dis qu’il va falloir calmer le jeu. Le parcours est de plus modifié et nous nous retrouvons rapidement sur un mur de 50m avec une corde qui nous permet de nous hisser littéralement jusqu’en haut. Puis un single bien boueux, le passage dans le jardin d’une voisine et sous la route dans un mini tunnel nous amène à Nouals (17km et 1000m de d+). Je prends le temps de manger et boire et me changer, mes collègues du soir antonin, Martin et olivier repartent trés vite, les jambes sont un peu lourdes et surtout un mal aux lombaires naissant me préoccupe un peu. Puis le tel sonne c’est cyrielle quelques conseils, elle me donne l’heure 1h du matin, je suis complètement déphasé et surtout je réalise que j’ai mis 3h pour 20 bornes….

Allez c’est repartit pour la partie la plus easy jusqu’à la prochaine base de vie Larroque (à 10 km et 300m de d+) en croisant les doigts pour le dos et finalement les jambes se mettent à bien fonctionner. Personne sur le parcours ça déroule et arrive à la base de vie en bonne forme.

Et là surprise j’y retrouve Martin un peu attaqué (un genoux qui couine) et antonin qui a un coup de moins bien.

Bon ravito changement de fringues (du sec) , un petit ibuprofène pour les lombaires, des collègues de ma sœur arrivent au ravito (athlé 632) et je décide de repartir. Antonin et Martin se joignent à moi. On rentre dans le dur puisque on part pour 20km en autonomie et 1300 de d+ sous forme de dents de scie. Souvenir pour moi de l’année dernière avec un benj qui s’endormait en marchant , des terrains lunaires à des endroits et une fille du 24h qui s’était endormie dans un fossé…

La montée se passe plutôt bien, les collègues sont pas vraiment très joueurs ni causant et je commence à m’emmerder un peu avec eux quand même, d’autant plus que dans les descentes je file devant. Passage au cimetière dernier point d’eau et là la montée de la mort qui n’en finit pas . Plus personne ne dit rien il est 5h du mat on claque pas des dents mais on monte pas le son non plus. Les gars de l’athlé 632 nous double en mode petite foulée en golfeur et en haut de la montée après une petite pompotes pour pallier à l’hypo qui arrive, l’énergie revient d’autant plus que on sort de la zone blanche et que coup de bol le tel sonne et c’est marie anne qui fait un bout de chemin avec moi, c’est cool.

Antonin retrouve la forme et martin souffre de plus en plus . Nouals est en approche le dur est derrière, je sais que dans 45 mn le jour va se lever et que le corps va reprendre du boost. J’ai de bonne sensations plus mal au dos pas de soucis aux jambes. Je passe par la base de vie de nouals, Antonin décide de poursuivre sur Bruniquel direct, je sais que pour la suite je vais poursuivre dans un tour de plus et ne pas m’arrêter au château comme l’année dernière. Aussi je prend le temps de m’alimenter et de boire, changement du tee shirt et je repars dans la nuit avec martin que je motive qui est opérationnel en montée mais dans le dur en descente.

Le jour se lève enfin (I’m alive Benji, grosse pensée pour mes partenaires de n-1) et boucle qui n’en fini pas jusqu’au château. J’y arrive vers 8h15, je refais le plein des flasques et c’est reparti je me sens bien , martin est trop lent je poursuis à mon rythme. Petit à petit je me dis allez faut passer les 3000m de d+ et les 60 km de course. J’arrive à Escourat, point pc course avec Cyrielle qui me donne la position des gens devants certains ne bougeant plus. Effectivement je tombe sur olivier et d’autres et me dis tu poursuis à la montre au max . Je remonte le mur de cordes et poursuis au dessus vers Nouals et à 10h pétante me pose en attendant un peu l’acquisition par le gps de ma position. Puis arrive sur moi en redescendant Antonin qui était 1 km au dessus de moi lui même 1 km en dessous des gars de l’athlé 632.

Retour à la base de vie transfert en navette au château, je découvre les messages de tout le monde , Carine et Julie au tel, les endorphines commencent à faire leurs effets, je mes sens en paix et serein c’est exactement ce que j’étais venu chercher, moi même.

Un grand merci à tout le monde et à vos soutiens, Bruniquel est une superbe expérience, vivement l’année prochaine.

Lolo le traileur insomniaque.

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