5h40, Le réveil sonne , j’ouvre au chat qui est trempé. Le vent s’est calmé et il pleut fort. Je n’ai pas très envie d’aller courir. J’ai un peu froid. J’étais bien dans mon lit.
6h17: Je vérifie pour la 17eme fois mes affaires et j’ai un doute à prendre des lunettes de soleil.
6h42: L’équipe de choc avec Gaelle, Loïc, Mélanie et Laetitia me récupère au bout de la rue. J’ai assez de caféine dans le sang pour faire semblant d’être assez réveillé. On parle de littérature anglaise du XXeme siècle et je me sens à ma place. Je déconne ! On enchaine directement dans le vif du sujet des effets secondaires de la digestion d’un cassoulet. J’ouvre un peu la fenêtre par précaution on sait jamais.
7h17: Le jour se lève et la pluie aussi. Je n’ai plus envie d’aller me coucher je veux un autre café.
7h24: C’est loin l’Ariège. On arrive à Labatut . On dirait que le village est mort. On croise un labrador qui lui aussi semble perdu et triste. Il pleut.
7h30: On trouve la salle des fêtes pour la remise des dossards. On est les premiers et on annonce Mathieu Blanchard et Kylian Jornet pour récupérer les dossards. La bénévole cherche et ne trouve pas. Nota bene: Ne faire des blagues que si la personne en face comprend.
7h33: C’est le déluge, ça caille et on boit enfin un café. Vidéo de pluie pour donner envie aux copains de rester au lit. Photo d’avant avant avant départ.
8H15: Photo d’avant avant départ entre deux passages aux stands.
8h28: L’adjoint au maire est heureux d’avoir un micro à sa disposition. Il ne pleut plus et il n’y a plus de vent. Pourvu qu’il ne le passe pas au remplaçant du conseiller général adjoint du canton d’à-côté.
8h29: Photo d’avant départ
8h32: C’est bavard un adjoint au maire
8h33: Départ !
Je décide de ne pas tout cramer dès le début. Je me fais doubler et j’assume. 25km et 800 de dénivelé (oui, à la base c’était 750 mais ils en ont rajouté ça les fait rire).
Ça monte , ça descend , ça glisse et on recommence. Je passe une rivière, j’ai les pieds mouillés mais les chaussures propres. La signalisation est très hasardeuse. J’ai un dossard rouge et il faut suivre les flèches blanches. Logique implacable: je passe 3 km à douter d’être sur la bonne trace . Je me casse la figure comme au moins une fois par trail boueux en descente. Je double ,je redouble et j’avance. L’organisation a promis un faux plat montant dans les 3 derniers kms. Je garde du jus . Je double des randonneurs, des gens du 15 et aussi des relais. J’avais ambitionné 3H max (avec les 750 de Dénivelé). C’est encore jouable, j’accélère et je clique à 2h59 et 52 secondes ! En fait 3h00:15 … J’en conclus que j’ai mis 23 secondes pour un passage aux stands.
12h01: Je retrouve enfin l’équipe complète.
12h32: Un podium pour Laetitia . Photo !
12h35: Chemin retour, discussion sur les philosophes grecs de l’antiquité. Non: bilan gastrique du cassoulet pendant la course. Je réouvre la fenêtre.
13h05: J’oublie l’enveloppe avec la dotation dans la voiture. Je veux une douche, un poulet rôti et une sieste. J’ai mal au niveau du point de chute . Je sens le vieux chien mouillé. Mes chaussures aussi et elles vont dormir dehors. Je suis bon pour un décrottage au jet. J’ai un sourire niais. Je publie sur Strava . Je me projette déjà sur mon prochain défi. Je prétexte un intérêt soudain pour une série pour squatter le canapé en faisant semblant d’avoir les yeux ouverts.
Bref, j’ai couru le Labatut Trail.